Pourquoi il ne faut pas glisser d’animaux au pied du sapin

Posté par: Sarah de Marcel & Lily Dans: Happy Life Sur: Commentaire: 0 Frapper: 77

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Chez Marcel & Lily, nous adorons les animaux : chaque membre de l’équipe a sa petite ménagerie et nous sommes tous sensibles à la protection animale, dont nous connaissons bien les coulisses.

S’il est merveilleux d’adopter un petit compagnon, à l’approche des fêtes nous tenions à rappeler cette règle essentielle qui est qu’un animal n’est pas un cadeau. Ni pour la personne qui le reçoit, ni pour l’animal lui-même. 

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1-        Des conséquences dramatiques

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En France, chaque heure (oui, oui, chaque heure !), 11 animaux sont abandonnés, soit près de 100 00 chaque année, et ce chiffre ne cesse d’augmenter. A cela il faut ajouter les poissons dans les WC, les dizaines de milliers d’animaux sur Le bon coin parce que 1- la femme est enceinte 2- la famille déménage 3- l’enfant de 5 ans ne nettoie pas la cage du lapin 4- ils n’ont plus le temps. Et non, il n’y avait aucune bonne réponse ! Ce sont toutes de fausses excuses pour se débarrasser de ce petit être et de ses contraintes qui les encombrent.

Vous nous connaissez, chez Marcel & Lily, on aime bien rigoler, mais, pour le coup, nous n’avons trouvé aucune anecdote rigolote à vous partager. Que ce soient ces petits chatons de quelques heures balancés vivants dans une rivière enfermés dans un sac poubelle, ceux balancés contre des murs chaque été ou même cette vendeuse en animalerie qui fait croire aux futurs maîtres que cet adorable chiot labrador leur arrivera à mi-mollet à l’âge adulte, toutes nous font mal au cœur.

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Les associations font un travail formidable, la plupart sans aucune aide ni subvention, mais les moyens ne sont pas illimités. Il y a toujours un moment où elles sont contraintes de refuser d’aider cette nouvelle portée orpheline ou ce papy trouvé amoché dans la rue. Nous y avons été confrontées et nous savons combien c’est difficile. Apprendre en recontactant une personne qui nous a laissé un message quelques jours auparavant que, trop tard, elle a fait piquer les 4 chatons de 4 mois pour lesquels elle n’avait pas trouvé de maison, croyez-nous, ce n’est pas facile à encaisser. ♥

Bien sûr, votre maman ne va pas noyer son chaton dans une boite d’ether (c’est interdit à la vente maintenant de toutes façons), mais les conséquences peuvent aussi être indirectes. Sa petite minette non stérilisée qui ira gambader toute la journée reviendra faire ses petits, qui seront confié à des gens qui ont l’air vraiment bien mais qui pourtant l’abandonneront sur le bord de la route avant de partir en vacances quelques années plus tard, ou qui tueront tous les chatons qu’elle mettra au monde. (Notez la nouvelle tendance 2017 : abandonner les chatons ET la mère).  Notre responsabilité va au-delà de l’animal que nous offrons.

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Et puis, avant cela, les conséquences sont aussi importantes sur le mode de vie du foyer où va arriver ce « cadeau ». Et, si cette adoption n’a pas été profondément choisie, cela promet d’être contraignant pour la personne qui le reçoit, et néfaste pour le bien-être de l’animal.

Alors, que ce soit pour votre copine préférée, votre maman ou vos enfants, voici pourquoi il ne faut jamais glisser d’animaux au pied du sapin, à moins que ce ne soit un projet mûrement réfléchi et préparé par le futur foyer.

 

2-C’est un projet de vie 

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L’arrivée d’une boule de poils (de plumes, d’écailles…) n’est pas à prendre à la légère.  C’est avant tout beaucoup de bonheur, de tendresse, de jolis souvenirs que l’on se crée, de parties de rigolades, de câlins….mais ce n’est pas que ça. Et on peut très vite s’en lasser si l’on n’avait pas profondément choisi de l’accueillir.

Ce petit être trop mignon arrive en effet avec son lot de contraintes (mais pas son mode d’emploi) : sortir le chien en plein hiver à minuit lorsqu’il fait bien froid, que le vent souffle, la pluie tombe (et glisse le long de votre cou) et que vous étiez si bien, blottie sous votre couette avec votre série….ramasser les crottes du chat tous les jours (mais aussi le vomi ou laver les petites fesses sales toutes poilues…ainsi que les endroits où elles se sont posées « Non, Félix, ma couette toute propre ! »), trouver une solution pour les vacances, passer plus souvent l’aspirateur (ou aimer marcher pieds nus sur les grains de litière), ne plus pouvoir porter de noir sans être couverte de poils de chats, laisser un rein (voire deux) au vétérinaire… c’est aussi ça, adopter.

Qui dit projet de vie, dit réflexions quant à ce que l’on souhaite pour les prochaines années. Les questions à se poser ne seront bien entendu pas les mêmes selon que l’on aie envie d’un chien ou d’un hamster, cela va de soi.

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Avant tout, posez-vous en famille et réfléchissez aux raisons pour lesquelles vous rêvez d’adopter. Pourquoi telle espèce ? Est-elle adaptée à votre mode de vie ? Si vous partez 12h par jour, même en maison, le chien ne va pas être ce qui correspond le mieux à vos habitudes.

Avez-vous des contraintes à moyen terme : une mutation dans un pays étranger par exemple (un grand classique). Si c’est le cas, quelles solutions s’offrent à vous ? Celles-ci ont un coût, pourrez-vous les assumer ?

Votre enfant aimerait avoir un hamster. Si c’est pour le câliner, c’est râpé ! Ces petites bêtes vivent avant tout la nuit et ne sont souvent pas très friandes des caresses. Si vous avez envie de lui faire plaisir et de craquer, c’est chouette ! Mais ne comptez pas sur lui pour faire la cage ! Soyez consciente que, tôt ou tard, cela risque d’être à vous de vous y coller. Ce n’est pas ce que l’on a plus envie de faire le samedi quand il faut déjà faire le ménage dans toute la maison après avoir repassé deux paniers de linge.

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Posez à plat vos souhaits : un animal qui ne craint pas de rester toute la journée tout seule ou n’a pas besoin d’être sorti en promenade, plutôt calme ou, au contraire, plutôt dynamique, qui demande peu d’entretien….

En fonction, vous pourrez choisir l’espèce la plus adaptée (deux cochons d’inde plutôt qu’un hamster, un chat plutôt qu’un chien) ainsi que la race qui a elle aussi toute son importance. Les besoins d’un bouledogue français ne sont pas les même qu’un dogue allemand. Et, même s’il est tout petit, un Jack Russel ne tient pas en place : il aura besoin de pouvoir se dépenser.

De la même façon, certains animaux ne supportent pas d’être seuls. Il faudra donc adopter deux individus de même sexe et doubler le budget alloué à l’entretien. Pour un cochon d’inde, cela signifie deux fois plus de foin, d’extrudés, de légumes et une cage à nettoyer plus souvent (donc plus de granulés de bois à acheter).

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Certaines races sont aussi plus fragiles, c’est notamment le cas des chiens et chats à nez plats. Cela signifie davantage de frais vétérinaires qui risquent de vous tomber dessus. (toujours au mauvais moment, après les impôts ou la régularisation d’EDF par exemple)

Lorsque vous savez quel est l’animal parfait pour votre tribu, partez à la chasse aux infos. Contactez plusieurs éleveurs, une association, consultez des forums pour savoir comment bien le choisir, puis s’en occuper. Comme nous, chaque animal a son propre caractère. Il faut aussi l’accepter. On peut rêver d’un chat câlin et tomber sur un pépère avare de caresses quand on adopte un chaton. C’est le jeu ma pauvre Lucette !  Dans le même esprit ce petit chiot trop craquant ne va pas rester bébé longtemps et sera bientôt aussi lourd que vous.

Etes-vous juste côté budget ? Un animal, même tout petit, a un coût. A l’achat, comme à l’entretien, c’est ce que nous allons voir maintenant. C’est donc important de le prendre en compte avant de franchir le pas.

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3-       Un coût plus ou moins important 

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Bien sûr, il y a tout ce que l’on achète pour son arrivée : l’animal, ses petites affaires…Tout à la joie de sa venue, jusque là, généralement, tout va bien.

C’est après que ça se gâte. 

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D’abord, ces petites bêtes, ça mange. Parfois beaucoup. Les croquettes de supermarchés ne sont pas chères c’est vrai, mais elles ne sont pas non plus super. Et le jour où votre chat a un problème aux reins, on passe aux croquettes vétérinaires à 60 € le paquet. Qui dure 2 mois. 

A côté de l’alimentation, on trouve aussi la litière, les gourmandises, les accessoires à renouveler (mon chien a trouvé ses premiers harnais vraiment super marrants, je crois que je lui en aie acheté au moins trois le premier mois !)… mais aussi et surtout : les frais vétérinaires. Et là, ça peut monter très très vite !

Un petit exemple : 800 € la rupture des ligaments croisés- le chat du voisin a eu la bonne idée de venir le narguer devant la baie vitrée. Ouverte.

D’où l’importance de bien réfléchir avant. Si vous n’avez pas beaucoup de moyens pour faire face à de telles dépenses, êtes-vous prêts à faire des sacrifices pour pouvoir payer ses soins (souvent imprévus, sinon c’est pas rigolo !). A faire une croix sur les prochaines vacances pour régler les frais de son opération ?  

Votre budget est juste, vous n’avez pas grand-chose à sacrifier mais vous avez plein d’amour à lui donner et il sera choyé ? Optez pour une mutuelle comme Santévet. Comme pour nous, moyennant une cotisation mensuelle, les frais de vos animaux sont pris en charge partiellement ou intégralement selon le forfait souscrit.

C’est un très bon moyen de pouvoir dormir tranquille et pallier aux factures véto qui arriveront tôt ou tard.

Comme vous le voyez, il y a de nombreuses choses auxquelles penser avant d’adopter. C’est pour cela qu’on ne peut pas offrir un animal, même à quelqu’un qui en a le projet. Parce qu’il ne sera peut-être pas encore prêt ou qu’il ne pourra peut-être pas le concrétiser dans l’immédiat. Ou qu’il aimerait choisir lui-même celui qui partagera sa vie 5, 15 ou 20 ans selon l’espèce, tout simplement.

 

Vous avez bien réfléchi mais vous hésitez encore ?

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Une belle alternative s’offre à vous : être famille d’accueil pour une association.

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Un animal vous est confié. Votre mission est de le choyer le temps qu’il trouve sa famille d’adoption. L’association prend à sa charge les frais vétérinaires, et, parfois, la nourriture. Elle fournit également souvent le matériel : bac à litière pour un chat, enclos pour un lapin, boite de transport…

Cela vous permet de tester votre projet avant de le valider, de faire une bonne action, de vivre une belle expérience et de sauver une vie. Et puis, si avoir un animal à vous n’est pas une bonne idée pour différentes raisons, accueillir régulièrement des protégés en FA est tout aussi merveilleux ! 

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(Flora, persane retirée à un élevage pour maltraitance, et Barnabé, offert à un particulier et abandonné le mois suivant : ne sont-ils pas à croquer ?)

 

Vous êtes prêts et vous allez adopter ?

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  1.        Pour commencer, prenez le temps de bien préparer son arrivée.  Où allez-vous installer ses affaires ? Qu’allez-vous choisir ? Parcourez les forums et sites spécialisés dans l’espèce pour faire votre choix.

 

Contrairement à ce que l’on nous dit en animalerie, un lapin n’est pas fait pour vivre dans une cage de 80 cm. La liberté ou, au minimum, la semi-liberté sont nécessaire. Mais, rassurez-vous, grâce aux nombreux conseils que vous pourrez trouver sur La dure vie du lapin urbain, vous verrez que cela n’est pas compliqué et que cela coûte beaucoup, beaucoup moins cher qu’une cage.

 

De la même façon, un poisson rouge n’est pas à l’aise dans un bocal, et un couple de mandarins ou de canaris n’est pas épanoui dans une cage toute rikiki. Vous vous imaginez, vous, vivre dans une pièce de la taille de vos WC ? Nous non plus !

 

Pour des cochons d’inde, la cavy cage, construite avec des grilles d’étagères est très très chouette. On la construit aux dimensions souhaitées, pour un prix bien moins conséquent qu’une cage, et un confort beaucoup plus important pour notre petite boule de poils.

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Les grilles sont à la base proposées pour créer une étagère modulable. On les trouve chez La Redoute ou Amazon. (une trentaine d’euros chez ce dernier). Le fond est composé de Coroplast que l’on trouve à bas prix en magasin de bricolage. Et voilà ! Un espace trois fois plus spacieux et trois fois moins cher !

 

  1.        Fuyez les animaleries. Si certaines, trop rares, sont très bien, ce n’est malheureusement pas souvent le cas. Animaux non ou mal sevrés, femelles gestantes (on les appelle Kinder Surprise mais c’est beaucoup moins fun que le chocolat ! Surtout que les petites étant trop jeunes pour mettre bas sans danger, certaines ne survivent pas à la naissance), mal sociabilisés, de provenance parfois douteuse (notamment pour les chiens et chats).  On peut avoir beaucoup de chance comme enchaîner les problèmes (et les frais).  Au-delà de ça, les conseils donnés ne correspondent pas du tout au mode de vie nécessaire au bien-être des animaux, et ils sont encore trop souvent considérés comme des objets. (PROMO ! Ce lapin adulte offert pour l’achat d’une cage d’1 m minimum. – Vu au Truffaut de Cholet l’année dernière -)

 

Nous vous conseillons plutôt de vous orienter vers un élevage si vous avez une idée très précise, ou vers une association de protection animale.


Dans un cas comme dans l’autre, vous aurez des conseils de qualité et un accompagnement tout au long de la vie de votre animal si vous le souhaitez.

 

Auprès d’un éleveur, vous pourrez faire la connaissance des parents, vous assurer qu’ils sont bien dans leurs pattounes, voir les conditions dans lesquelles votre animal grandit, faire sa connaissance avant son arrivée à la maison.  C’est une bonne solution pour tout animal : du canari au chien en passant par le lapin. Les prix sont également moins élevés. Comptez par exemple 10 à 12 € pour un canari, contre 30 à 50 € en animalerie. 

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Les animaux sont à jour des soins qui doivent leur être faits: vermifuge pour un cochon d’inde, identification, vaccins et traitements anti-parasitaires pour un chaton ou un chiot…

 

On les trouve facilement grâce à google, et via les annonces du boncoin. Soyez vigilantes, comme partout, tous les éleveurs ne sont pas bons. Comme pour l’animalerie, les conséquences peuvent être avant tout comportementales (un animal mal sevré ou qui n’a pas grandi dans de bonnes conditions a de fortes chances d’avoir des troubles dont certains ne pourront pas être tout à fait résolus). Ne craquez donc pas lors d’un salon ou d’une expo. Prenez leur carte, et allez visiter l’élevage avant de réserver ou acheter un chiot ou un chaton.

 

Auprès d’une association, vous sauvez une vie. ♥ Grâce à vous, d’autres animaux pourront être recueillis puis placés. Tous les soins auront été faits à un tarif très avantageux pour vous et, pour un chat ou un chien, vous partirez avec son bon de stérilisation s’il est encore trop jeune pour que ce soit fait avant son départ.

Les adultes attirent moins les regards, pourtant ils sont souvent très attachants, et ils le sont d’autant plus que leur passé n’a pas été facile.

 

Les bénévoles sauront vous orienter vers la boule de poils qui correspond le plus à vos souhaits et contraintes. Contrairement à un petit, le caractère est connu et c’est un véritable plus pour une adoption réussie.

 

Chaque année, la SPA organise le Noël des animaux. Les dates varient selon les refuges, n’hésitez pas à vous rapprocher du votre pour connaître les siennes.

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  1.        Faites-vous un petit document word avec les soins à faire, les dates à noter dans votre agenda : le vermifuge tous les 6 mois (3 s’il sort), le traitement anti-puces/tiques tous les mois, les vaccins (il y en a aussi pour le lapin), la stérilisation à 6 mois pour le chat, le chien ou le lapin etc…

 

  1.        Une fois arrivé, laissez lui le temps de prendre ses marques. Les enfants auront toute sa vie pour le couvrir de bisous J

 

  1.       Et, surtout, profitez de cette merveilleuse aventure qui commence !!

 

Pour aller plus loin

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La série-documentaire en ligne « Au cœur des refuges » pour découvrir la vie dans les coulisses d’un refuge ♥

La dure vie du lapin urbain -  LE site incontournable lorsqu’on a ou que l’on adopte un lapin !

RESCUE : Grâce à ce forum, vous trouverez des associations près de chez vous, des animaux à adopter ou à accueillir en famille d’accueil ou encore des conseils.

Si vous ne trouvez pas d’élevage ou d’association près de chez vous, sachez qu’il est souvent possible d’avoir recours au covoiturage afin de faire venir l’animal à vous. 

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